Apocalypses

Revue Terrain n° 71

Direction éditoriale : Christine Jungen (CNRS-LESC)
Coordination éditoriale : Matthew Carey (Université de Copenhague)

ISBN : 9782955596456
232 pages en couleur
20 x 25,5 cm
Prix : 23 €
En vente en librairie à partir du 11 avril 2019

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L’invention de l’arme atomique a confronté, pour la première fois, l’humanité à l’éventualité de sa destruction totale ; elle a matérialisé la possibilité d’une apocalypse imminente, et absolue. Comment alors qualifier l’expérience apocalyptique de sociétés amérindiennes menacées de disparition ? L’apocalypse n’est jamais partielle, elle est plurielle. Ce n’est pas toujours le même monde qui s’effondre : l’humanité ici ; la tribu là-bas ; ailleurs, la culture. Chaque apocalypse représente une fin mais aussi un monde : une communauté morale conçue, dans l’anticipation de son anéantissement, comme un ensemble social total.

Ce numéro explore la diversité des apocalypses et des mondes qu’elles vouent à l’annihilation.

Retrouvez toutes nos actualités sur le blog « Carnets de Terrain » et la page Facebook de la revue.


SOMMAIRE

Matthew Carey, « Introduction : L’apocalypse au pluriel. Quand chaque monde a sa fin » ;

Hugo Reinert, « Les crânes et le cochon qui danse. Sur la violence apocalyptique » ;

Lucas Bessire, « Futurs apocalyptiques. La violente transformation de l’humanité morale chez les Ayoreo du Gran Chaco paraguyen » ;

Jean Chamel, « Faire le deuil d’un monde qui meurt. Quand la collapsologie rencontre l’écospiritualité » ;

Giordana Charuty, « Demain y aura-t-il un monde ? Expériences et imaginaires occidentaux de la fin du monde ».

Focus
Stine Kroijer, Mike Kollöffel, « Miner la vie. Une région allemande d’extraction du charbon »

Récit
Sophie Houdart et Mélanie Pavy, « On sort donc les tripes petit à petit… Consistance d’un territoire contaminé »

Document commenté
Emmanuel Grimaud, « Silicium prophétie. La singularité technologique selon Vernor Vinge ».

Portfolio
Élise Haddad, « Former une communauté par la fin. Préférences eschatologiques romanes » ;
Alain Musset, « Esthétique des ruines du futur. Ville, apocalypse et science-fiction ».

Muséo
Jacques Mercier, « La fascination de Gog et Magog. Guérir par l’image en Éthiopie »


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