De la Gaule à l’Orient méditerranéen

De la Gaule à l’Orient méditerranéen
Fonctions et statuts des mobiliers archéologiques dans leur contexte

Sous la direction de
Pascale Ballet, Séverine Lemaître et Isabelle Bertrand

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Ce volume est issu du colloque international d’archéologie intitulé Les mobiliers archéologiques dans leur contexte, de la Gaule à l’Orient méditerranéen : fonctions et statuts tenu à l’université de Poitiers. Conçu à l’échelle du monde antique, associant l’Orient et l’Occident, le colloque, organisé par l’équipe HeRMA (Hellénisation et Romanisation dans le Monde antique), en coordination avec l’Ifao (Institut français d’archéologie orientale, Le Caire), a proposé aux chercheurs de développer leurs ré exions sur les liens existant entre les mobiliers archéologiques et leur contexte de découverte dans un cadre chronologique volontairement large, de l’âge du Fer à l’Antiquité tardive. Les objets produits dans l’Antiquité possédaient une fonction qui peut, dans une certaine mesure, être identi ée d’après leur morphologie. Les matériaux utilisés pour les fabriquer – argile, pierre, métal, verre… – contribuent à préciser cette identi cation,soulevant la question de l’accessibilité des matières premières et de leur proximité géographique, ou celle de la catégorie sociale à laquelle appartiennent consommateurs et/ou commanditaires. En parallèle, les chercheurs ont développé de nouvelles orientations privilégiant la notion d’assemblage, liée à celle de contexte; elle peut inclure une approche statistique des corpus, et vise à augmenter les  possibilités d’analyses, comparatives, économiques, identitaires. Près d’une cinquantaine de contributions constituent le livre dont l’agencement reprend les thématiques distinguées au moment du colloque. Celui-ci débute par la vision d’un anthropologue dont l’approche apparemment décalée, d’un point de vue disciplinaire, spatial et chronologique, met l’accent sur la dimension  symbolique très forte accordée aux objets selon leur contexte d’utilisation et dont les archéologues ne peuvent que pressentir l’existence à partir des artéfacts collectés en fouille.

Pascale Ballet est professeure d’Histoire de l’art et Archéologie du monde romain à l’université Paris Nanterre. Membre du laboratoire ArScAn, UMR 7041 (équipe ESPRI-LIMC), elle dirige la mission archéologique de Bouto en Égypte en collaboration avec l’Institut archéologique allemand (Le Caire) et l’Institut français d’archéologie orientale (Le Caire). Elle codirige un programme de l’Ifao sur les contextes et les mobiliers. Ses recherches portent sur le commerce et la culture matérielle de l’Égypte gréco-romaine et byzantine et des régions voisines.

Séverine Lemaître est maître de conférences en Histoire de l’art et Archéologie antique à l’université de Poitiers. Elle est membre du laboratoire HeRMA, Hellénisation et Romanisation dans le monde antique (EA 3811) et chercheur associée au laboratoire Arar, UMR 5138 de Lyon (équipe 2). Spécialiste des amphores, ses recherches sur l’économie antique l’ont amenée à travailler sur les réseaux de commercialisation en Gaule et dans l’espace méditerranéen.

Isabelle Bertrand est archéologue et dirige le service des Musées de Chauvigny. Elle est membre associée du laboratoire HeRMA, Hellénisation et Romanisation dans le monde antique (EA 3811) et de l’équipe TP2C, UMR 5140, archéologie et sociétés à Montpellier. Elle travaille sur le mobilier de l’ouest de la Gaule/France (Ier av. J.-C. – VIIe s. apr. J.-C.) et anime le groupe de travail européen Instrumentum dont elle coordonne la revue.