États Généraux de l’Antiquité

8-9 juin 2018
Amphithéâtre Richelieu, en Sorbonne
17 rue de la Sorbonne 75005 Paris

Présentation des États Généraux de l’Antiquité (EGA) 2018

Lorsque le samedi 28 février 2015 les premiers États Généraux de l’Antiquité ont tenu leurs assises à la Sorbonne, le thème choisi, « Quels enjeux pour demain ? », permettait un état des lieux et posait aussi des jalons pour l’avenir des Sciences de l’Antiquité et leurs apports dans les sociétés française et européennes. Les débats nourris durant et après les trois tables rondes, la mobilisation nationale et internationale qui a amené à Paris de nombreux enseignants, chercheurs et amateurs de l’Antiquité, ont fait le succès de cette manifestation.Ces échanges ont confirmé la nécessité de prolonger la réflexion engagée et de renforcer les actions communes des acteurs que ces premiers États Généraux avaient rassemblés.

Un an après cet événement fondateur, en 2016, une véritable organisation a été constituée « Antiquité-Avenir. Réseau des Associations liées à l’Antiquité », qui s’est donné les moyens d’une activité coordonnée et visible. Les 38 associations membres à ce jour du réseau Antiquité-Avenir cherchent « à promouvoir et à valoriser la connaissance, les savoirs et la transmission des Sciences de l’Antiquité, parce qu’à leurs yeux, elles sont au coeur des sociétés contemporaines ; elles sont aux origines des langues modernes et des catégories de pensées dans toutes les disciplines ; elles constituent un instrument de dialogue interculturel, de formation de la jeunesse à la citoyenneté et aux humanités, de compréhension des
civilisations méditerranéennes, proche-orientales et européennes d’aujourd’hui ; elles représentent un héritage et une valeur fondamentale, commune et universelle qu’il convient
d’interroger dans un rapport tout à la fois de distance et de proximité avec notre modernité » (Charte et préambule des statuts d’Antiquité-Avenir). Dans ce but, plusieurs actions sont menées par le directoire d’Antiquité-Avenir, dont vous pouvez suivre l’actualité sur les réseaux sociaux.

Animés du même désir qu’en 2015 de valoriser le patrimoine matériel et immatériel que la Méditerranée antique nous a légué, nous sommes heureux de vous annoncer la tenue des IIe États Généraux de l’Antiquité, les 8 et 9 juin 2018, amphithéâtre Richelieu, en Sorbonne. À cette occasion, nous souhaitons inviter des personnalités du monde politique, de la communauté scientifique et de la société civile pour qu’elles s’interrogent avec nous sur la thématique suivante : « Pourquoi transmettre l’Antiquité à l’heure de la mondialisation ? Sciences de l’Antiquité et humanisme ».

Aujourd’hui, dans un monde globalisé, marqué par l’intensité et les déséquilibres des échanges culturels, soumis à la nécessité des interdépendances économiques, bousculé par des révolutions scientifiques majeures, préoccupé par la gestion de ses ressources naturelles, les modèles antiques ne sont plus les seuls à être transmis, encore moins à faire autorité. Pourtant, les références aux mondes anciens – que nous ne réduisons pas à l’Antiquité gréco-romaine –, continuent d’irriguer la littérature, la philosophie, la religion, l’art contemporain sous toutes ses formes, et jusqu’aux médias ou jeux vidéos. Certes, l’Antiquité reste présente dans des
formes d’expression nouvelles, mais que peut-elle nous apporter de plus ? À la Renaissance, des intellectuels ont, en grand nombre, renoué avec les sources anciennes, animés par un vif appétit de savoir. L’humanisme moderne, qui trouve son origine dans ce mouvement d’idées, reste redevable envers les conceptions antiques.

Ce sont ces conceptions antiques qu’il convient d’interroger à nouveaux frais, pour en éprouver les limites mais aussi en revivifier la richesse. Quel humanisme notre époque mérite-t-elle ? En quoi l’Antiquité peut-elle être une source inépuisable de réflexion et de questionnements ? En quoi une approche scientifique de l’Antiquité, boussole nécessaire pour déambuler dans une Antiquité fantasmée, peut-elle nous aider à construire cet humanisme du XXIe siècle ?

En raison du regard critique, ouvert et décalé qu’elles portent sur le monde d’aujourd’hui, les Sciences de l’Antiquité revendiquent leur juste place dans le débat, afin de contribuer à définir un humanisme adapté aux sociétés contemporaines.

Consultez le programme des tables-rondes sur le site des EGA

L’équipe d’organisation est constituée de : Jean-Christophe Couvenhes et Maria Teresa Schettino (secrétaires des États généraux de l’Antiquité, SoPHAU), Jacques Bouineau (président d’Antiquité-Avenir, Méditerranées)Nathalie Cros et Antonio Gonzales (secrétaires d’Antiquité-Avenir, APLAES et SoPHAU), Martin Veber (Trésorier et webmestre, Les Clionautes), Violeta Auriol, (membre directoire, APHG), Claude Brunet (vice-président, membre directoire, APLAES), Jacqueline Christien (membre de l’équipe EGA d’Antiquité-Avenir, SopHAU), Dominique d’Almeida (membre de l’équipe EGA d’Antiquité-Avenir, APLAES), Christine Guimonnet (vice-présidente, membre directoire, APHG), Stavroula Kefallonitis (membre de l’équipe EGA d’Antiquité-Avenir, APLAES), Marie-Hélène Menaut (membre de l’équipe EGA d’Antiquité-Avenir, CNARELA), Cécile Michel (vice-présidente, membre directoire, International Association for Assyriology), Georges Miroux (membre de l’équipe EGA d’Antiquité-Avenir, SoPHAU), Emilia Ndiaye (membre de l’équipe EGA d’Antiquité-Avenir, APLAES), Sylvie Pédroaréna (membre directoire, CNARELA) Anne Sinha (membre de l’équipe EGA d’Antiquité-Avenir, APLAES), Cécilia Suzzoni (vice-présidente, membre directoire, ALLE)