Figurines et société de l’Égypte ptolémaïque et romaine

Figurines et société de l’Égypte ptolémaïque et romaine
de Pascale Ballet

Éditeur  Picard
Collection Antiqua
ISBN 978-2-7084-1051-0
Nb. de pages  238 pages
Dimensions 19,9 cm × 25,4 cm × 1,3 cm

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A partir de la conquête d’Alexandre le Grand, la fabrication massive de terres cuites, au moyen du moulage, a véhiculé dans la vallée du Nil une grande variété de thèmes sociétaux et religieux sans équivalent dans le monde antique, du temps des royaumes hellénistiques à celui de l’Empire romain. D’Alexandrie à la porte de l’Afrique, la présence d’une société multiculturelle explique la diversité iconographique des terres cuites, dont l’imagerie s’enracine dans le fonds vernaculaire égyptien tout en bénéficiant d’apports grecs puis, dans une moindre mesure, romains.

Ainsi, religion égyptienne et religion grecque se côtoient et s’entrecroisent, et la rencontre de leurs divinités, accompagnées de leurs zélateurs, génère un « corpus » de terres cuites unique en Méditerranée. A côté des dieux sont mis en scène hommes, femmes et enfants qui, égyptiens ou grecs, signifient ainsi la place accordée au domaine du quotidien. Ni catalogue de collections, ni monographie archéologique, ce livre restitue les réalités de la vie de mus les jours, de l’image idéalisée des jeunes filles mortes avant le mariage, les célèbres « femmes drapées », aux dieux obscènes, garants de la fertilité, grecs tout autant qu’égyptiens, des prêtres aux animaux sacrés et familiers.

Grâce à la multiplicité de ces témoignages et par le prisme des figurines de terre cuite, on approche ainsi la société égyptienne dans sa diversité, ses dieux, son cadre de vie et ses activités. Se pencher sur la petite plastique de terre cuite permet enfin d’explorer et de convoquer d’autres supports et matériaux, le plâtre, la faïence, le métal, et de la confronter aux oeuvres prestigieuses qui prenaient place dans les sanctuaires et dans la maison des élites.

Ce livre propose ainsi une réactualisation de nos connaissances grâce à de récentes découvertes archéologiques, comme celles d’Athribis, de Tell el-Herr et du Boubastéion d’Alexandrie, et ouvre la voie à de nouvelles interprétations.