Procédures d’affranchissement et familles grecques : le cas de Delphes

Dans le cadre du séminaire d’équipe ESPRI/LIMC

Dominique MULLIEZ, professeur de littérature et civilisation grecques à l’université Paris-Sorbonne : « Procédures d’affranchissement et familles grecques : le cas de Delphes »

Vendredi 16 février 2018
10 h – 12 h
Université Paris Nanterre, Bât. E, salle 302
CONFÉRENCE OUVERTE À TOUS


Le sanctuaire d’Apollon Pythien a livré quelque 1350 actes d’affranchissement d’esclaves sur une période comprise entre 200 av. n.è. et la fin du ier s. de n.è. Pour l’essentiel, il s’agit de contrats de vente passés entre le dieu et le(s) propriétaire(s) de l’esclave. Par les renseignements qu’ils  contiennent, ces contrats nous introduisent « dans la connaissance familière de la communauté delphique » (G. Daux) et, en particulier, éclairent l’organisation de la famille – celle des vendeurs, qui associent leurs proches au contrat pour solliciter leur approbation, pour les désigner comme garants ou pour en faire les témoins de l’accord passé, mais aussi celle des esclaves, qui n’existe pas dans la loi, mais qui est acceptée et reconnue dans les faits. Il se tisse même parfois entre maîtres et esclaves des liens familiaux qui n’ont certes pas de reconnaissance juridique, mais témoignent de l’écart qui peut exister entre les définitions juridiques et les normes que se donne une communauté d’une part, les réalités de la vie au quotidien d’autre part.